Conférence « Benjamin Raspail et les Invalides du travail »

  • Conférence

  • Thème : patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer

  • Gratuit

  • Sur place

  • Tout public

  • Sans réservation

  • Monument historique

  • Château, hôtel urbain, palais, manoir

  • Date

  • Maison Raspail

    13 rue Gallieni 94230 Cachan, Val-de-Marne, Île-de-France, France

Maximilien Luce, « Hommes aux travail » vers 1930 © fonds Poulaille, Cachan, dossier « Maximilien Luce », cote 339.

Le 14 juillet 1881, date hautement symbolique pour celui qui fit adopter le 14 juillet comme fête nationale en 1880, Benjamin Raspail dépose un projet de loi prévoyant, d’une part, l’aliénation des diamants de la Couronne (article 1), et, d’autre part, la création d’une caisse des invalides du travail alimentée par le produit de la vente (article 2). Parmi les signataires figurent notamment Martin Nadeau et Georges Clemenceau. La loi est votée par l’Assemblée Nationale mais bloquée par le Sénat.
En 1889, Benjamin et son frère Camille reprennent le projet de création d’une Caisse des invalides du Travail alimentée par le produit de cette vente. Ils dénoncent la situation dramatique des ouvriers : « Nous n’avons actuellement aucun établissement, aucune institution pour venir en aide aux ouvriers et ouvrières mutilés au cours de leur travail ou qui auront perdu, sans retour, leur santé en travaillant dans des usines insalubres, dont les patrons se gardent presque toujours de prévenir leurs ouvriers quant aux dangers qu’ils courent et des précautions qu’ils auraient à prendre. Tel est le sort de ceux qui font l’étamage des glaces au mercure ; la céruse ; en respirant les vapeurs homicides. Il y aussi les ouvriers qui fabriquent les allumettes chimiques au phosphore, substance occasionnant de terribles nécroses chez ceux qui la manipulent ou en respirent aussi les vapeurs. […] La plupart de ces travailleurs étaient robustes à l’âge de 18 à 20 ans. Après avoir passé 10 ou 12 ans dans l’une de ces industries, vous ne trouvez plus que des constitutions délabrées, ruinées, ne pouvant plus continuer à travailler » .
Il faudra attendre avril 1898 pour que soit votée une loi relative aux « Responsabilités des Accidents dont les Ouvriers sont victimes dans leur Travail » portée depuis 1880 par « l’ouvrier-député » Martin Nadaud, ami des Raspail.
Trois autres conférences sont planifiées :
François Jarrige : « Le travail et la question des machines, de Raspail à l’IA » (23/09, 20 h 30)
Anne Debarre : « L’invisibilisation du travail domestique » (25/09, 20 h 30)
Samia Myers : « L’écriture du travail chez les écrivains prolétariens et le travail » (27/09, 11 h)
Lieu : Maison Raspail, salle de l'Orangerie

Informations

Entrée libre et gratuite, sans réservation.

Maison Raspail

Direction de la communication / Ville de Cachan
  • Localisation

    13 rue Gallieni 94230 Cachan, Val-de-Marne, Île-de-France, France

  • Accès

    RER B : station Arcueil-Cachan (descendre le boulevard Carnot). Bus lignes162, 184 et 187 : arrêt Mairie de Cachan (L'Orangerie à 20 mètres)

  • À propos

    Situé dans le parc Raspail près de l’Hôtel de Ville, le « château Raspail », ou plus véritablement la Maison Raspail est un bâtiment historique sous-utilisé. Propriété de la Ville, la maison tire son nom de François-Vincent Raspail, qui y a habité de 1863 à 1878. L’ensemble (maison et jardin-parc) a été légué par son fils, Benjamin, au département de la Seine en 1899. Une partie est classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

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