Exposition et rencontre : "Je suis ici"

  • Exposition

  • Ouverture exceptionnelle

  • Première participation

  • Gratuit

  • Sur place

  • Tout public

  • Sans réservation

  • Édifice religieux

  • Édifice hospitalier

  • Espace naturel, parc, jardin

  • Date

  • Foyer de vie La Miséricorde

    50 Rue Lamothe 33500 Libourne, Gironde, Nouvelle-Aquitaine, France

©Monts et Merveilles

Les résidents du foyer de vie Élisabeth-Yon, rattaché à l’Institut Don Bosco et au Foyer de la Miséricorde, accompagnés par les artistes du collectif Monts et Merveilles, vous invitent à découvrir le fruit de deux années d’ateliers consacrés à leur place dans la cité.
Cette double exposition se déploie dans deux lieux. Au musée des Beaux-Arts, les résidents dévoilent une part de leur intimité à travers des productions plastiques et des témoignages audio. Dans la chapelle de la Miséricorde, ils font entrer la ville dans le foyer grâce à un plan sensible du centre-ville de Libourne au format XXL.
À travers ces créations, les résidents partagent leur vision de la cité et affirment haut et fort : « Je suis ici ».
Ce projet est mené en collaboration avec les équipes du musée des Beaux-Arts et des archives municipales de la Ville de Libourne, avec le soutien du Conseil départemental de la Gironde et de la Ville de Libourne.

Informations

Gratuit. En accès libre, visite de l'exposition en deux parties (chapelle de la Miséricorde et Musée des Beaux-Arts).

Foyer de vie La Miséricorde

  • Localisation

    50 Rue Lamothe 33500 Libourne, Gironde, Nouvelle-Aquitaine, France

  • Accès

    Bastidette gratuite Parkings à proximité Privilégiez votre venue à pieds, pour découvrir la place saint Jean et le Parvis Elizabeth Yon Accès PMR

  • Téléphone

    0557511155

  • À propos

    Un soir d’hiver, à Libourne, au cours du XIXe siècle, sur le modèle de Mademoiselle LAMOUROUS (qu’elle fréquenta vers 1833), Mademoiselle Marie-Elisabeth YON, donna protection à sa première indigente, dans un local qu’elle a audacieusement loué pour six mois. C’est ainsi, à six heures du soir, le 2 février 1837, que Mademoiselle YON, d’origine Libournaise, fonda la Miséricorde de Libourne. Aucune maison n’aura connu débuts plus obscurs, commencements plus misérables. Grâce à une inconnue qui l’aide à louer une maison, une bienfaitrice qui fait porter un sac de seigle, un sac de pomme de terre, un morceau de lard…, un lit de domestique que l’on dédoublera... Mademoiselle YON peut ouvrir la Miséricorde de Libourne. Ecoutons-la : « On s’imagine qu’il faut beaucoup de choses pour fonder une maison de Miséricorde. Et que faut-il donc ? Le voici : une maison composée de quatre pièces : une chambre, un dortoir, un atelier et un réfectoire. Que faut-il encore ? Du pain pour un jour, de l’ouvrage pour une semaine et six francs dans la poche. Voilà tout ce qu’il faut et pas davantage. Avec cela on peut fonder toutes les Miséricordes que l’on voudra. Il est possible que d’autres agissent différemment et qu’ils aient plus de lumière que moi. Mais pour ce qui me regarde, je sens que c’est ainsi que Dieu veut que j’agisse. » Ce n’est pas à l’emplacement actuel que Mademoiselle YON a d’abord établi la Miséricorde, mais bien à l’ancien Hôpital Saint-James, se situant à l’angle de la rue Roudier et de la rue Michel Montaigne. Elle y restera deux ans et demi. C’est par manque de place et d’espace qu’elle fut contrainte d’acquérir, le 20 août 1839, sans argent pour payer, une petite maison rue Lamothe, mais avec un grand jardin, et, comme on dit, des espérances… Entre la rue Lamothe et les allées des Flamands, aujourd’hui cours des Girondins, il y avait de la place : petites maisons et petits jardins tombèrent peu à peu entre les mains de cette acheteuse infatigable, toujours sans le sou et toujours aux aguets. C’est seulement en 1842, alors que depuis cinq ans déjà elle a fondé sa maison, qu’elle fera profession : CE N’EST PAS UNE RELIGIEUSE DE LA MISÉRICORDE QUI DEVENUE FONDATRICE, C’EST UNE FONDATRICE QUI EST DEVENUE RELIGIEUSE DE LA MISÉRICORDE ! Cette maison de la Miséricorde a connu des heures sombres… Le 10 juillet 1842, alors que tout paraît perdu, Mademoiselle YON voit venir à elle, Mademoiselle Aimée LARGETEAU, issue d’une famille de négociants bien connus de cette ville. Elle prendra le voile en même temps que Mademoiselle YON et recevra le nom de Mademoiselle Saint-André. Cette dernière fut la première compagne et apportera également vingt-cinq mille francs qui contribueront ainsi largement à bâtir la chapelle actuelle. C’est d’ailleurs grâce au Libournais que la Maison de la Miséricorde put survivre. Quand la pauvre Bonne-Mère se désespérait de voir souffrir ses pupilles et sa Maison, quand le travail acharné ne suffisait plus, quand les notes accumulées devenaient une torture pour la probité, quand tout manquait, comme lors de la Révolution de 1848 ou la guerre de 1870, la population de Libourne, discrètement mais inlassablement sollicitée, répondait par le geste de la charité la plus large. Les sommes que la fondatrice notait sur des revers d’enveloppes ou sur des brouillons de lettres paraissent au premier abord dérisoire, comme les besoins de la petite communauté, mais si l’on songe à multiplier leur chiffre par le coefficient qu’impose la très faible valeur de notre monnaie d’aujourd’hui, on est alors ému par l’inlassable générosité des donateurs. Aussi, la Miséricorde cultive-t-elle, comme une dévotion, la reconnaissance des bienfaits reçus. C’est l’honneur de Libourne qu’il se soit trouvé et qu’il se trouve encore dans son sein un si grand nombre de ces dispensateurs des bienfaits providentiels. L’œuvre de la Miséricorde a été créée par une Libournaise, sauvée par des Libournais, elle est aimée et soutenue par Libourne et le Libournais…