Visite commentée de l'église Saint-Barthélémy

  • Visite commentée

  • Thème : patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer

  • Gratuit

  • Sur place

  • Tout public

  • Handicap moteur

  • Publics empêchés

  • Édifice religieux

  • Monument historique

  • Date

  • Église Saint-Barthélémy

    Place Saint-Barthélémy, 46240 Montfaucon, Lot, Occitanie, France

©Christian Midelear

Visite commentée de l’église Saint-Barthélémy à Montfaucon

Organisée par l’association Des Pierres en Héritage, cette visite commentée vous invite à découvrir l’histoire de l’église Saint-Barthélémy et sa situation particulière au cœur du village.
Construite en deux campagnes successives, entre le début du XIVe et le XVe siècle, l’église, de style gothique et en forme de croix latine, se compose d’une nef barrée par un transept, précédant un chœur rectangulaire.
L’ensemble, couvert de voûtes sur croisées d’ogives, possédait à l’origine une salle forte pourvue d’une cheminée, dont les vestiges subsistent au-dessus du bras nord du transept.
L’église abrite trois magnifiques retables baroques réalisés par l’atelier de Jean Tournié, originaire de Gourdon. Ces œuvres en bois polychrome et doré à la feuille sont dédiées à Dieu le Père et à la Crucifixion, dans le chœur, à saint Jacques, dans la chapelle sud, et à la Vierge Marie, dans la chapelle nord.
La visite permettra également d’admirer le tableau des Saintes Femmes de Félix Jobbé-Duval, don de Napoléon III à la commune. Dans un raccourci saisissant, l’œuvre représente les figures de Marie et de Marie Madeleine au moment de la vision miraculeuse du tombeau vide.
Au fil du parcours, seront présentés les différents éléments architecturaux de l’édifice, les retables de Jean Tournié et le tableau des Saintes Femmes de Félix Jobbé-Duval.

Informations

Gratuit.

Église Saint-Barthélémy

©Des Pierres en Héritage
  • Localisation

    Place Saint-Barthélémy, 46240 Montfaucon, Lot, Occitanie, France

  • Accès

    Sortie 56, autoroute A20.

  • Téléphone

    06 03 06 57 06

  • À propos

    L'édifice, réalisé en deux phases entre le début du XIVe et la fin du XVe siècle, présente un style gothique et un plan en croix latine. Il se compose d'une nef traversée par un transept précédant un chœur rectangulaire. L'ensemble est couvert de voûtes en croisées d'ogives. À l'origine, une salle forte avec une cheminée était située au-dessus du bras nord du transept, dont les vestiges subsistent. Les travaux, probablement interrompus par la guerre de Cent Ans, ont repris dans la seconde moitié du XVe siècle, comme en témoignent la nef et les deux chapelles latérales formant le transept. À cette époque, l'édifice a été traité avec simplicité. Les ogives des voûtes sont profilées de simples chanfreins reposant sur des culs-de-lampe sculptés de visages. L'arc du portail ouest prend naissance sur deux culots représentant le portrait d'un homme et d'une femme. Les retables de Jean Tournié (1647-1721) : à l'intérieur de l'église, on peut admirer trois magnifiques retables baroques réalisés par l'atelier de Jean Tournié, originaire de Gourdon (1647-1721). Ces œuvres en bois polychrome et doré à la feuille sont dédiées à Dieu et la Crucifixion (dans le chœur), à saint Jacques (dans la chapelle sud) et à la Vierge Marie (dans la chapelle nord). Parmi les ateliers de sculpteurs ébénistes les plus prolifiques et réputés du XVIIe siècle dans le grand Sud-Ouest, celui de Jean Tournié, établi à Gourdon, se démarque. Cet artiste et son atelier, comme beaucoup d'autres, ont bénéficié du concile de Trente (1546-1563) en leur temps. Le tableau des Saintes Femmes de Félix Jobbé-Duval : ce tableau illustre l'épisode de la visite au Sépulcre du Christ par les trois Marie ou Saintes Femmes, lorsqu'un ange leur annonce la résurrection du Christ. Jobbé-Duval a représenté uniquement les figures de Marie, mère de l'apôtre Jacques le Majeur, et Marie Madeleine au moment de la vision miraculeuse, sans montrer l'entrée du tombeau ni les soldats s'enfuyant. Cette composition resserre le cadre pour créer un effet dramatique particulier. La sensibilité romantique de Jobbé-Duval est reconnaissable dans l'utilisation des gammes chromatiques qui mettent en contraste la sensualité de Marie Madeleine, aux longs cheveux dénoués, avec la sérénité et l'austérité de Marie.

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