Mon regard se rapproche de celui du poisson. C’est une des raisons de privilégier les prises de vue avec des caméra VR, dotées d’un objectif fisheye. En résulte des images 360 x 180 degrés, qui représentent une matière première croissante de par leur intérêt plastique. Je préfère les diffuser ou les imprimer sur une surface plane pour préserver l’effet arrondi, un clin d’œil aux tondi de la Renaissance. Ce choix est également guidé par une volonté de bousculer les axes du réel et altérer ainsi les repères habituels du public.
L’eau, par ses remous et la vie qu’elle recèle, exhale des sons fascinants et énigmatiques, loin de la notion de « Monde du silence ». J’y ajoute des voix glanées çà et là pour souligner la richesse de la Francophonie, créant une trame sonore aux échos poétiques.
L’œuvre immersive Charlevoix H2/Oh ! est une ode aux cours d’eau de ce territoire du Québec et aux anges gardiens qui en prennent soin.