Depuis le Ve siècle, une église, rebâtie à plusieurs époques, est le centre de la paroisse la plus ancienne du pays. Sainte-Céronne s'établit en ce lieu vers 441. Témoin des pratiques superstitieuses auxquelles se livraient les habitants en l'honneur de leurs ancêtres, sur la colline voisine, Céronne résolut d'y bâtir un oratoire pour sanctifier le lieu. Son corps fut déposé dans ce sanctuaire. Vers la fin du Xe siècle, l'évêque de Sées, éleva sur le tombeau un édifice plus spacieux. Cette église fut reconstruite au début du XIIe siècle. L'édifice se compose d'une nef prolongée par un choeur terminé en abside ronde. La tour, étayée de contreforts romans, se termine par un toit en bâtière percé de fenêtres lucarnes ajoutées à la Renaissance. Le premier étage comporte une voûte en coupole. De chaque côté du tabernacle, deux bustes reliquaires en bois peint contiennent les ossements de Sainte Céronne et, pense-t-on, de son biographe Saint-Adelin. Près de l'autel est creusée, à l'est, une pisciné à double arcature, avec trèfle, du XIIIe siècle.