Datant originellement du 11e siècle, l'église Saint-Étienne a été entièrement rebâtie dans la seconde moitié du 15e siècle, sous l'impulsion de Philippe de Commines, alors gouverneur de Chinon.
Le chœur, de la même largeur que la nef, est éclairé par quatre grandes baies. Il est doté d'une abside à pans coupés, ménageant également trois grandes ouvertures. Cet ensemble a été vitré par Julien-Léopold et Lucien-Léopold Lobin entre 1858 et 1883.
Dans l'abside, Julien-Léopold Lobin évoque la vie et le martyre de saint Étienne (baie 0, 1), ainsi que la vie de son bourreau, saint Paul (baie 2).
Dans le chœur, les verrières exécutées par Lucien-Léopold Lobin évoquent l'histoire religieuse locale : saint Mexme sauvant la ville de Chinon assiégée par les Wisigoths au 5e siècle (baie 4), la mort de saint Martin à Candes (baie 6), sainte Radegonde rencontrant saint Jean de Moûtier, ermite à Chinon, lors d'un pèlerinage au tombeau de saint Martin (baie 3), et sainte Jeanne d'Arc reconnaissant Charles VII au château de Chinon, en février 1429 (baie 5).
Au nord de la nef, une étroite chapelle comporte une verrière représentant des anges qui portent les instruments de la Passion (baie 7). Non datée, elle est cependant signée de Julien-Léopold Lobin et semble antérieure à 1860.
Les autres verrières de l'église Saint-Étienne ont été réalisées par Joseph-Prosper Florence, dans la dernière décennie du 19e siècle. Outre les grisailles fermant les baies hautes de la nef, Florence est ainsi l'auteur d'un Don du Rosaire à saint Dominique (baie 8, 1895), et d'un Baptême de Clovis (baie 14, 1897).
Source : https://patrimoine.centre-valdeloire.fr/gertrude-diffusion/dossier/IM37003117