Visite des jardins extérieurs du château du Terreau et exposition dans la grange

  • Exposition

  • Gratuit

  • Sur place

  • Tout public

  • Château, hôtel urbain, palais, manoir

  • Date

  • Château du Terreau

    99 route de Chevannes, 71220 Vérosvres, Saône-et-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, France

© Priscilla de Corson

À l'occasion de la visite des jardins extérieurs du château du Terreau, vous pourrez découvrir une exposition des œuvres de trois peintres et d'un sculpteur dans la grange attenante.

Informations

Entrée libre

Château du Terreau

  • Localisation

    99 route de Chevannes, 71220 Vérosvres, Saône-et-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, France

  • Accès

    N79, sortie Vérosvres.

  • À propos

    Le château du Terreau, sur la commune de Vérosvres, en Saône-et-Loire, aujourd’hui situé sur la N79, à la limite du Mâconnais et du Charolais, fut construit à une époque que nous ne saurions préciser, mais antérieure au XIVe siècle. Rebâti et remanié à diverses dates, il a conservé son architecture première qui était celle d’un château fort entouré de douves et de ponts-levis. Le Terreau vient du mot latin « terrale », « terraleum » qui signifie « rempart ou forteresse ». Jean de Lespinasse en fut le premier propriétaire. En 1380, il fut érigé en seigneurie. À la fin du XVe siècle, le Terreau fut mêlé à la lutte pour l’indépendance de la Bourgogne, qui fut acharnée. Il semble que le château du Terreau évita les horreurs du siège, mais il fut pillé et les papiers du domaine disparurent. En 1477, Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, mourut au siège de Nancy et le duché de Bourgogne fut rattaché à la Couronne de France. Le seigneur du Terreau devint alors vassal du roi de France. Au XVIe siècle, les combats faisaient rage en France : catholiques et protestants s’affrontaient. La contrée n’échappa pas aux guerres de religion : le 18 juin 1570, ce sont 2 000 cavaliers avec à leur tête l’amiral de Coligny et un certain Henri de Navarre, le futur Henri IV, qui se présentèrent devant le château du Terreau. Philippe Le Roux, son propriétaire, averti à temps, gagna les souterrains pour cacher vaisselle et papiers. Cent cinquante ans plus tard, durant le siècle des Lumières, Claude de Thibault de Noblet succéda aux descendants de Pierre Le Roux, et grâce à la dot de sa femme, Ursule de Saulx-Tavannes, dont les armoiries figurent au-dessus de la fenêtre, au milieu de la façade de la cour d’honneur. Il rénova et embellit la demeure médiévale, dont nous pouvons encore voir les deux tours sur la façade du midi, mise au goût du jour. Les murs aveugles se percèrent de nombreuses fenêtres, les ponts-levis devinrent des ponts décoratifs faisant office de terrasse. C’est à cette époque que datent la cour d’honneur, la charmille et le jardin à la française. La grille en fer forgé est surmontée de deux lions portant les armoiries « THIBAULT de NOBLET-SAULX TAVANNES ». À la Révolution, le château du Terreau fut vendu comme bien d’émigré en adjudication publique, à Charolles. Il tomba entre les mains de plusieurs propriétaires dont Jean-René Villars, avoué à Mâcon. En 1847, le domaine fut acquis dans sa totalité par son fils Jean-François Prosper Villars, qui commença les premiers travaux de restauration. En 1888, son fils, Lucien Villars, acheva la restauration de l’édifice, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les tuiles des toitures furent remplacées par des ardoises, à la mode au début du XXe siècle. Il ajouta la tour carrée du nord pour servir de salle de billard, devenue au cours des années « lingerie et séchoir ». Le jardin à la française fut redessiné et un parc à l’anglaise fut créé. Son neveu, René Villars, lui succèdera et continuera l’aménagement intérieur. Aujourd’hui, le château du Terreau est toujours la propriété des descendants de Jean-René Villars. Il fut inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 28 décembre 1984.