église romane Notre Dame

  • Visite libre

  • Thème : Patrimoine architectural

  • Gratuit

  • Sur place

  • Tout public

  • Édifice religieux

  • Monument historique

  • Date

  • Eglise Romane Notre Dame

    Place Notre Dame Chemillé 49120 Chemillé-en-Anjou, Maine-et-Loire, Pays de la Loire, France

©Dominique Drouet

Il a souvent été retenu de l’église N-D, l’élégance et la beauté de son clocher roman, remarquable en Anjou. Mais l’intérêt de cet édifice ne réside pas seulement dans son clocher. En effet, l’étude du bâti révèle, de nombreuses reprises et évolutions du Moyen Age à la période contemporaine. Il s’agit d’un bâtiment qui évolue sans cesse pour s’adapter aux idéologies, à la mode ou encore aux fonctions de son époque. L’église romane N-D fait donc bien partie du patrimoine qui voyage dans le temps et nous verrons que celle-ci possède de véritables trésors, tant d’un point de vue architectural qu’iconographique.

Informations

Entrée libre

Eglise Romane Notre Dame

  • Localisation

    Place Notre Dame Chemillé 49120 Chemillé-en-Anjou, Maine-et-Loire, Pays de la Loire, France

  • À propos

    Construite fin XIe – début XIIe s. sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Elle était dédiée à la Vierge et placée sous la tutelle des moines de Marmoutiers qui résidaient dans leur prieuré de Saint-Pierre. L’église romane est l’une des rares églises des Mauges datant de cette époque à être parvenue intacte jusqu’à nous. La tradition veut que le Pape Urbain II soit venu lui-même consacrer l’église ND en 1096, lors de son voyage effectué en France pour prêcher la guerre sainte en Orient. La façade de cette église est représentative de l’édifice tout entier, c’est-à-dire, une accumulation de constructions du XIème au XVIIIème s. Il y a un transept nord mais pas de transept sud, peut-être à cause des guerres, des épidémies… Au 16e s, on a quand même ajouté, sur ce mur sud, une chapelle dite du Rosaire. En 1569 durant les guerres de Religion, l’église est pillée, en partie brûlée. Le portail d’entrée est réaménagé au 18e s. C’est la partie la plus récente de l’édifice et elle est en tuffeau. Il en est de même pour les 2 contreforts de part et d’autre construits aussi dans le tuffeau. Nous voyons bien sur cette façade que la nef a été élevée. Une couverture d’ardoise a remplacé la couverture de tuiles. Avant le rehaussement du mur, la baie centrale était aussi petite que les baies qui se trouvaient de part et d’autre de celle-ci. Nous voyons encore les traces de ces petites baies en plein cintre ; il s’agissait de baies romanes. La baie centrale a été agrandie au XVIe s. dans le style Renaissance. Auparavant, il aurait été difficile d’imaginer la construction d’une telle ouverture sur un mur aussi petit ! Le chevet de l’église romane présente un grand intérêt architectural : son abside centrale et ses chapelles orientées sur les bras du transept se joignent pour former un bel ensemble. La baie centrale aurait été agrandie au XIIIe s. Le clocher roman du XIIe s. est considéré comme l’un des plus beaux d’Anjou. Sa tour présente 3 étages couverts par une flèche du XVIe s. Plus on monte dans les étages, plus le décor s’enrichit : on y voit de très beaux chapiteaux, des décors faits d’étoiles et de croix et on y retrouve les têtes animaux juste en-dessous de la flèche ainsi que des représentations de Janus au double visage. L’église Romane ND possède de véritables trésors, tant d’un point de vue architectural qu’iconographique. Des fragments de peintures murales, répartis dans toute l’église, ont été étudiés en 1994 par Ch. Davy, spécialiste de la peinture romane. Les plus anciens et les plus beaux restent dans l’abside, datant du début ou de la fin du XIIe s.