Construite à la fin du XVIIIe siècle, la prison d’étape (ou de transit) servait à abriter pour la nuit les condamnés au bagne qui rejoignaient à pied leur lieu de détention. Enchaînés et escortés par des gardes, les prisonniers parcouraient chaque jour entre 15 et 30 kilomètres et faisaient étape chaque nuit dans ce type de prison. Une des deux cellules d’origine a été conservée et l’on peut encore voir sur les murs doublées de planches de chêne les inscriptions laissées par les prisonniers qui ont fait halte dans ces geôles. On peut y lire plusieurs noms et prénoms, des sigles, des dates... Près d’un angle, un détenu a même gravé le clocher de son village. À l'étage se trouvait le logement du geôlier, ainsi qu’une chambre avec cheminée pour les gendarmes qui escortaient les prisonniers. Avec l’essor du chemin de fer dans les années 1830-1840, le transport des bagnards à pied a été progressivement abandonné. N’accueillant plus de détenus, le bâtiment fut ensuite utilisé comme entrepôt pour le matériel des pompiers, comme bureau d’aide sociale dans les années 1950, mais également comme musée d’archéologie dans les années 1970. Réhabilité par la commune d’Artenay en 2020, la prison d'étape accueille chaque été des expositions d'artistes locaux. Rare exemple de prison d’étape encore visible en France, le bâtiment est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1985.
Prison d'étape
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Localisation
Rue de Glatigny, 45410 Artenay, Loiret, Centre-Val de Loire, France
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Accès
Parking à proximité (place de l'Hôtel de ville)
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Téléphone
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À propos