Dans le prolongement du combat fondateur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) pour la réhabilitation du capitaine Dreyfus, la LDH a combattu pour la réhabilitation des victimes des tribunaux militaires de la Grande Guerre. Dès le début de la guerre, des cas lui sont communiqués par les familles. Blanche Maupas lui écrit le 3 juin 1915 au sujet de son mari, Théophile Maupas, et ses compagnons, les « caporaux de Souain », qui ont été traduits devant le conseil de guerre de la 60ème DI pour « refus d’obéissance devant l’ennemi » et fusillés le lendemain. Après la guerre, sur la demande de la LDH, une Cour spéciale de révision a pu se saisir du cas de ces fusillés pour l’exemple, y compris des jugements que la Cour de cassation n’avait pas voulu annuler, et, le 3 mars 1934, cette Cour a annulé leurs condamnations. Voici en quelques mots ce que développera Gilles Manceron, délégué Mémoires, histoire, archives de la LDH.
Accessibilité