Une date, une info : Prosper Mérimée, un pionnier français de la conservation du patrimoine

Le 27 mai 1834 Prosper Mérimée prend les fonctions d’Inspecteur général des monuments historiques.
Remparts de la cité de Carcassonne
Remparts de la cité de Carcassonne

La notion-même de patrimoine historique et sa préservation n’existent alors qu’à l’état d’embryon depuis que le collectionneur privé François Roger de Gaignières a tenté de faire reconnaître par Louis XIV, en vain, un premier inventaire des trésors nationaux de l’époque médiévale et contemporaine. Un siècle plus tard, Prosper Mérimée arrive sur un champ de ruine. Les révolutionnaires ont pillé et détruit nombre de châteaux et monuments religieux, quand ces derniers n’ont pas été vendus. 

L’homme de lettres, qui a peaufiné ses connaissances en histoire de l’art lors de voyages en Europe et en Asie mineure, se lance dans un tour de France, première étape à une vaste opération de sauvegarde et restauration des biens nationaux. Il trouve dans les provinces françaises des trésors architecturaux inestimables qu’il est urgent de sauvegarder. L’inspecteur général multiplie les rapports pour ordonner des mesures conservatoires. Il s’entoure d’architectes formés à l’Art et affine la notion de restauration, insatisfait des restaurations opérées jusque-là sur les monuments datant du Moyen  ge. 

Dans la Cité Médiévale de Carcassonne, la cathédrale Notre-Dame à Paris ou encore la Basilique de Vézelay, les chantiers sont lancés. Parallèlement, Prosper Mérimée étoffe l’administration des Monuments historiques. Il laissera en héritage ce qui deviendra la « Base Mérimée », un inventaire du patrimoine architectural français régulièrement mis à jour. Ces données mises à jour par le ministère de la Culture sont accessibles sur la plateforme ouverte du patrimoine.

 

En savoir plus sur l'inventaire du patrimoine français

> POP, la plateforme ouverte du patrimoine