Les grandes figures de l’inclusion : Olympe de Gouges, féministe révolutionnaire

Née à Montauban en 1748 au sein d’un foyer modeste, Marie Gouze s’installe à Paris en 1766 à la mort de son mari. L’Occitane y entame une carrière littéraire sous le pseudonyme Olympes de Gouges, signant de nombreux romans et pièces de théâtres avant d’aborder un virage militant en faveur des Noirs et de l’égalité des sexes.
Plaque Olympe de Gouges, 18, rue Sevandoni, Paris 6
Plaque Olympe de Gouges, 18, rue Sevandoni, Paris 6

Dénonçant à la fois l’esclavage et la non-inclusion des femmes au sein des institutions, elle publie en 1791 son manifeste fondateur le plus célèbre, Déclaration des droits des femmes et de la citoyenne, dans lequel elle affirme que « la femme naît et demeure égale à l’homme en droits ». Emboîtant le pas de Condorcet, auteur du traité Sur l’admission des femmes au droit de la cité, la féministe se positionne en chantre de la liberté d’opinion et de la liberté des sexes, soumettant notamment la suppression du mariage et l’instauration du divorce. 

Sur la scène politique, Olympes de Gouges se pose en soutien judiciaire du roi Louis XVI lors de son procès, se voyant toutefois déboutée de toute fonction au motif qu’une femme n’est pas en mesure d’assumer une telle tâche. Un épisode qui amorcera sa prise de parti pour les Girondins lors de la Terreur, période à laquelle elle publiera des pamphlets contre Marat et Robespierre. Accusée d’être l’auteure d’une affiche girondine après la chute du dit-parti, elle est arrêtée le 20 juillet 1793 puis guillotinée le 3 novembre 1793 au lendemain de son jugement.