Les grandes figures de l’inclusion : George Sand, romantique et militante de son siècle

« Pour moi, ma chère maman, la liberté de penser et d'agir est le premier des biens » (extrait de Correspondance).

Aurore Dupin naît à Paris le 1 juillet 1804. Élevée par sa grand-mère à la mort de son père (arrière-petit-fils de Frédéric-Auguste de Saxe, roi de Pologne sous le nom d'Auguste II), elle passe toute son enfance à Nohant, dans la campagne du Berry, qui sert de décors à nombre de ses œuvres littéraires. Après deux ans passés dans un couvent, elle épouse en 1822 le baron Casimir Dudevant, avec lequel elle a deux enfants. Séparée et indépendante, la baronne s’installe seule à Paris, où commence une vie mouvementée nourrie d’expériences journalistiques et de rencontres avec les grandes plumes de l’époque. Devenue George Sand à l’âge de 25 ans, elle publie en 1832 les ouvrages Indiana et Valentine, où elle s’illustre en défendant le droit à la passion des femmes et en fustigeant toutes formes d’oppressions dont elles sont victimes. A travers l’œuvre lyrique Lélia, parue l’année suivante, qui marque le début de sa liaison passionnée avec Alfred de Musset, elle dénonce les convenances et les préjugés de la société mondaine.

George Sand est l'auteure de nombreuses nouvelles, pièces de théâtre, de contes, de critiques littéraires, de pamphlets et d'une volumineuse correspondance. L’écrivaine laisse à la postérité plus de soixante-dix titres, d’où se distinguent trois courants majeurs : le romantisme sentimental, le socialisme humanitaire et la vocation paysanne. Son nom reste à jamais lié à ses passions, à une œuvre romanesque prolifique et à son militantisme. Elle participe notamment à la création de La Cause du peuple et d’autres titres de presse, s’oppose à Napoléon III et à la proclamation de l’Empire. Elle s’éteint à Nohant en 1876, à l’âge de 72 ans.