Ces lieux à l’architecture remarquable

Publié le 15.09.2020
Parmi les très nombreux événements inscrits au programme des Journées européennes du patrimoine, certains se situent au sein de bâtiments à l’architecture contemporaine.
Villa Djunah - Antibes

Robert Mallet-Stevens et Louis Barillet : deux talents pour un lieu d’exception

L’atelier de Louis Barillet est un bâtiment moderniste en béton armé construit par l’architecte Robert Mallet-Stevens en 1932. Pensé spécialement pour accueillir l’atelier et le domicile du célèbre maître verrier, l’édifice comporte une immense verrière qui s’étend sur plusieurs niveaux, une large porte pour permettre la livraison des matériaux, ainsi qu’un ascenseur, une galerie et une cour intérieure. Le bâtiment, inscrit au titre des monuments historiques en 1993, accueille aujourd’hui une communauté de codeurs, entrepreneurs, chercheurs et artistes. Découvrez-le à la faveur de visites commentées.

 

Une villa à l’architecture néomauresque

Bâtie en 1922 à la demande de Camille Chrétien, la villa Djunah, située à Antibes, surprend par son architecture néomauresque, atypique à l’époque de sa construction. Elle a été intégralement rénovée pendant 4 ans et accueille, depuis sa réouverture récente, un restaurant et des événements occasionnels. Inscrite au titre des monuments historiques depuis 1999, elle est labellisée architecture contemporaine remarquable. 

 

Un ancien sanatorium devenu l’École nationale d’architecture de Clermont-Ferrand 

Construit dans les années 1930 par l’architecte clermontois Albéric Aubert, le bâtiment constitue le seul exemple d’architecture moderne de l’entre-deux-guerres en Auvergne. Il a reçu le nom de Charles Sabourin (1849-1920), médecin spécialiste de pneumologie, qui avait ouvert à proximité le premier sanatorium de France. Désaffecté en 1997, le site a été réhabilité entre 2006 et 2015 pour y installer l’École nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2000.

 

Une maison sur six niveaux…sans escalier

L’immeuble en copropriété fut construit en 1933 par l’architecte Auguste Bossu et nommé « Chalet de Bizillon », du nom d’un cabaret qui existait auparavant sur le terrain. Trente-six petits appartements, répartis sur six niveaux, sont desservis par une rampe hélicoïdale à faible pente, jouant le rôle d’une rue d’accès intérieur. L’espace central, abrité sous une verrière, est conçu comme un lieu de rencontre et de promenade. Le rez-de-chaussée est agrémenté d’un jardin minéral avec bassin et jet d’eau. Connu comme « la maison sans escalier », l’immeuble rencontre un certain succès et, en 1939, un immeuble identique est construit à 200 mètres de distance, au 56 rue Daguerre.

 

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Et aussi : des conférences par des universitaires, un concours, des animations pour la famille et des salons de lecture jeune public à la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art située dans le 2e arrondissement de Paris, des visites commentées aux Thermes de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), le parcours architectural des années 30 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) ou encore une visite commentée des extérieurs de la villa Marcel Breuer (Glanville, Caalvados).