Sélection régionale Corse

Publié le 27.08.2019
Cette année, les sélections régionales du programme des Journées européennes du patrimoine vous sont présentées sous un nouvel angle. Des personnalités et acteurs de la culture partagent leurs coups de cœur de cette 36e édition dans leur ville et dans leur région. Pour la Corse, suivez les conseils de visites de Gabrielle Torre, responsable du service de la mise en valeur du patrimoine à la Collectivité de Corse, et consultez la carte pour découvrir les animations organisées dans les lieux qu’elle recommande.

Gabrielle Torre, responsable du service de la mise en valeur du patrimoine à la Collectivité de Corse

Responsable du service de la mise en valeur du patrimoine à la Collectivité de Corse, mon travail et celui de l’ensemble de l’équipe consiste à révéler le patrimoine culturel matériel et immatériel de notre région.

Il s’agit concrètement et de manière complémentaire avec l’ensemble de la direction du patrimoine d’organiser des événements (colloques, expositions…), de publier des ouvrages, d’accompagner des acteurs (communes, associations) dans leurs projets de mise en valeur… et ainsi de donner à voir, à comprendre, à rêver le patrimoine.

Ses coups de cœur pour cette 36e édition

Pour ces Journées, je vous suggère d’aller sur le site antique de Mariana pour une activité dénommée « Joue-la comme Hercule ! », de parcourir le vignoble bonifacien, de participer à un escape game dans l’église du couvent de Sainte Lucie de Tallano ou de nous rejoindre pour un tango argentin à l’hôtel de la Collectivité de Corse à Ajaccio.

Pour elle, les Journées européennes du patrimoine, c’est…

un rendez-vous précieux participant à une effervescence patrimoniale joyeuse.


Découvrez quelques idées de visites supplémentaires en Corse

Cliquez dans la carte pour découvrir les animations des différents lieux : 

 

Grand site de la Parata - Îles des Sanguinaires, Ajaccio

En avril 1838, la commission des phares du ministère des Travaux publics décide d’installer cinq phares sur les côtes corses pour assurer la sécurité des navires à vapeur. Le premier sera édifié sur la grande île des Sanguinaires. Sa construction, qui durera six ans, posa de nombreux problèmes liés à l’acheminement des matériaux par barge puis à dos d’âne. Sa base constitue une forme de château fort, avec des mâchicoulis et elle rappelle la tour génoise à laquelle il a succédé, la tour nommée « Sanguinara di mare » (sanguinaires de mer). Trois gardiens travaillaient dans ce phare jusqu’à son automatisation en 1985. Le phare des Sanguinaires reçut la visite d’un invité de marque, l’écrivain Alphonse Daudet. Il séjourna dans l’île en 1863. Il s’inspira de son séjour lorsqu’il écrivit « Le phare des Sanguinaires ». 

 

Lazaret Ollandini - Musée Marc Petit, Ajaccio

 

Bâtiment situé dans le golfe d’Ajaccio, le lazaret Ollandini a été construit pour héberger les marins et les passagers mis en quarantaine lors des épidémies. En 1860, Ajaccio se prépare à recevoir l’empereur Napoléon III et son épouse Eugénie. Le lazaret sert alors à loger les prêtres pénitenciers chargés des travaux qui accompagnent cette visite. En 1913, le gouvernement envisage l’abandon du lazaret en même temps que la suppression du service sanitaire maritime. Il sera utilisé une dernière fois en 1945 où une trentaine de malades de la peste y seront soignés avant de servir de bar de quartier dans les années 60. En 1999, un particulier le fait restaurer et en prend possession. Il abrite désormais dans ses jardins le musée Marc Petit dont la collection permanente comprenant plus de 30 bronzes sculptés, dont certaines œuvres monumentales, a été ouverte au public en 2008.  

 


A Casa di Roccapina, Sartène

Le conservatoire du littoral et le Conseil départemental de la Corse-du-Sud ont aménagé cette ancienne maison cantonnière en un espace muséographique. Six salles d’exposition permettent aux visiteurs de découvrir les richesses du site. Les thématiques (la présence de l’homme sur le site pour un aspect ethnologique avec collecte de témoignages, l’ancien poste douanier aujourd’hui transformé en auberge ou encore l’occupation des lieux durant les deux Guerres mondiales) occupent une large place dans le musée. L’aspect géologique, l’érosion si particulière à la micro-région qui a vu la naissance des taffoni et autres animaux pétrifiés et l’environnement, sont également à l’honneur. La découverte se prolonge à l’extérieur avec des reconstituions d’Orriu en plein maquis. 

  


Site antique d’Aléria

 

Surnommée la « cité romaine », Aléria fut fondée au VIe siècle avant Jésus-Christ sur le littoral oriental de la Corse. Sa situation face à la côte latine en fit le chef-lieu de la Corse romaine et une cité antique prospère, dont les vestiges sont nombreux. Repéré par Prosper Mérimée en 1840, des fouilles ont permis au milieu de XXe siècle de mettre au jour le forum et une grande partie de la ville romaine qui est visible actuellement. Au début des années soixante, plus de 200 tombes sont mises au jour dans la nécropole préromaine découverte au sud du site antique. Depuis 2003, la Collectivité territoriale de Corse, propriétaire de ce site antique, est chargée de son entretien, sa protection et sa mise en valeur.