Ces sites de la mission « Patrimoine en péril » à découvrir

Publié le 13.08.2019
Le 11 juin dernier, Franck Riester, ministre de la Culture, a présenté la liste des 103 projets 2019 de la mission « Patrimoine en péril » confiée en 2018 à Stéphane Bern par le Président de la République. Découvrez dès à présent ceux qui, parmi ces sites, ouvriront leurs portes à l’occasion de la 36e édition des Journées européennes du patrimoine.

Château de Jarnosse (Auvergne-Rhône-Alpes) 

L’histoire du château de Jarnosse s’étend sur près de mille ans. Fortification chargée de la surveillance du Grand chemin français qui reliait Paris à Lyon, on remarque aujourd’hui encore sur ses façades des bouches à feu, des meurtrières et des archères. Aux côtés du propriétaire, l’association de sauvegarde du château de Jarnosse s’intéresse aux recherches historiques déjà très fournies donnant des informations sur la présence de cette seigneurie avant 1074. Elle réfléchit également à l’animation future et aux différentes possibilités d’accès à cette demeure pour l’organisation de manifestations.   

 

 À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, visite libre et guidée sont inscrites au programme.

 

Château de Ripaille (Auvergne-Rhône-Alpes)  

Inscrit au titre des monuments historiques en 1942

Le château de Ripaille a été construit par Amédée VIII de 1432 à 1434 afin d’en faire un ermitage pour grands seigneurs. Plusieurs ordres religieux, les armées révolutionnaires et un général de Napoléon occupent ensuite le site tour à tour. Le dernier grand transformateur des lieux est l’industriel et esthète Frédéric Engel-Gros, patron de Dollfus Mieg et Compagnie. Ripaille devient sous son impulsion un joyau de la Belle Époque qui combine le gothique et l’art nouveau.

Le château est désormais le siège d’une fondation qui travaille à la conservation, la valorisation et l’animation de ce monument.

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, profitez de visite libre et/ou guidée, d’un spectacle et d’un concert.

Église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste (Centre-Val-de-Loire) 

Inscrite au titre des monuments historiques en 1992

L’observation des caractéristiques architecturales de l’église, en particulier les maçonneries et charpentes, permet d’en situer la construction entre le XVe et le XVIe siècle. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, à la suite du rachat du domaine de Crécy par la marquise de Pompadour, des travaux d’embellissement et de mise au goût du jour sont entrepris sur les fenestrages et l’aménagement liturgique. C’est également à cette époque qu’est construit le retable formant la sacristie, la clôture du chœur et la tribune.

 

 Les 21 et 22 septembre prochain, une visite libre des extérieurs vous sera proposée.

Château de Vaux (Grand Est) 

Classé et inscrit au titre des monuments historiques en 1980

Le château a été édifié par l’architecte Philippe Delaforce à partir de 1721. De conception classique, il se présente sous la forme d’un corps de logis massé composé d’un avant-corps central et de deux ailes latérales symétriques. Construit en pierre de taille pour ses façades principales et en moellons de pierre enduits pour celles latérales, son avant-corps présente un décor sculpté de qualité. L’ensemble est couvert par une toiture à brisis et terrasson couverte en ardoises et sommée d’épis de faîtage sur une charpente en chêne du XVIIIe siècle encore très homogène. Malgré son état de délabrement avancé, le lieu est devenu le château le plus visité de l’Aube.

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, profitez d’une visite libre au cours de laquelle présentation de l’avancement des travaux et démonstration du travail des artisans vous seront proposées.

Anciens réfectoires Menier (Ile-de-France)

Inscrits au titre des monuments historiques en 1986

Les anciens réfectoires, bâtis par les industriels Menier d’après les plans de Louis Logre en 1884, se situent au cœur de la cité ouvrière. Lieu de sociabilité, ils permettaient aux ouvriers de déjeuner à l’abri et accueillaient diverses activités culturelles et de loisirs (bals, conférences, projections cinématographiques, bibliothèque, répétitions de l’harmonie de l’usine, etc.). Acquis par la commune de Noisiel qui ambitionne de les transformer en équipement de proximité dédiés aux événements culturels et touristiques municipaux, ils sont pour le moment fermés au public en raison de leur mauvais état général.

Le week-end des Journées européennes du patrimoine, ne manquez pas la visite guidée des extérieurs et l’exposition.

Basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde (Ile-de-France) 

Classé au titre des monuments historiques en 1862

Érigée en basilique en 1913 par Pie X, Notre-Dame-de-Bonne-Garde, situé sur l’un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, est l’un des plus anciens lieux de pèlerinage d’Île-de-France. Le pèlerinage a pour origine la vénération d’un morceau du voile de la Vierge Marie légué par Saint Denis venu évangéliser la région avec son disciple au IIIe siècle. Le bâtiment est en péril en raison de sa fragilité et du mauvais état de sa toiture en ardoise. Les sculptures du portail des XIIIe et XVe siècles se dégradent notamment sous l’effet des infiltrations d’eau et des restaurations malheureuses du XIXe siècle.

Visite guidée et concert seront au programme de ces 36e Journées européennes du patrimoine.

Église Notre-Dame du Raincy (Ile-de-France) 

Classée au titre des monuments historiques en 1966 - Label Architecture contemporaine remarquable

 

Consacrée le 17 juin 1923, l’église est l’œuvre de l’agence des frères Auguste et Gustave Perret. Construite en béton armé, elle est considérée comme la première église moderne en France. En son sein, des sculptures d’Antoine Bourdelle côtoient des vitraux réalisés par le maître-verrier Marguerite Huré d’après des cartons de Maurice Denis (pour les parties figurées seulement).   

 

  

   

Visite libre et visite guidée au programme.

Beffroi de Béthune (Hauts-de-France)

Classé au titre des monuments historiques en 1862 - Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2005 Site emblématique

En 1388, la guerre de Cent ans a raison du premier beffroi de Béthune. Un second est donc construit dans la foulée, en grès, jugé plus robuste que le bois qui constituait le premier. En 1437, un troisième étage est ajouté à cette construction complétée, en 1546, par un carillon de six cloches et, en 1564, par un dragon placé sur le campanile. Situé sur la Grand-Place, le beffroi est le centre géographique, politique, historique et culturel de la ville.  

 

 

Lors des Journées européennes du patrimoine, ne manquez pas l’exposition « Commerce en Béthunois » au rez-de-chaussée du beffroi et dans les vitrines des magasins du centre-ville.

Abbaye Sainte-Marie de Longues (Normandie) 

Classée au titre des monuments historiques en 1915 et en 2006 - Site emblématique

 

Située en Normandie, l’abbaye Sainte-Marie de Longues, fondée en 1168 par Hugues Wac, est l’un des monuments normands présentant le plus grand nombre de pavés vernissés. Provenant de l’atelier du Molay, ils ont été réalisés dans les dernières années du XIIIe siècle.

  

 

  

Les 21 et 22 septembre prochain, profitez d’une visite libre et de démonstrations d’artisans d’art. 

  

Maison bleue de Da Costa (Normandie)

Inscrite au titre des monuments historiques en 1991

 

Composé d’une maison d’habitation et d’un jardin, ce site, situé à Dives-sur-Mer, naît en 1957. Dans l’impossibilité de travailler, Euclides Da Costa Ferreira décide de créer, dans son jardin, un univers à la fois religieux, naïf et imaginaire, recouvert de morceaux de céramique et de verre de récupération.    

  

  

Profitez de la visite guidée proposée à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

Manoir de Courboyer (Normandie)

Classé au titre des monuments historiques en 1981

Construit à la fin du XVe siècle, le manoir de Courboyer, aujourd’hui siège du parc naturel du Perche, est l’un des plus anciens manoirs percherons. Constitué de bocage, d’un étang, d’un verger et entièrement géré de manière écologique, le domaine de 60 hectares qui l’entoure est également représentatif du patrimoine naturel du territoire du parc. La Maison du parc lance en 2019 la création de son centre d’interprétation dans le manoir de Courboyer. À partir des entités paysagères du Perche, le centre d’interprétation souhaite raconter leur évolution de façon ludique et à travers de multiples médias.

Visite libre, visite guidée et animation jeune public seront au programme de ces 36e Journées.

Amphithéâtre gallo-romain (Nouvelle-Aquitaine) 

Classée au titre des monuments historiques en 1840 - Site emblématique

 

La construction de l’amphithéâtre gallo-romain de Saintes débute sous le règne de l’empereur Tibère (14-37 après Jésus-Christ) et s’achève sous celui de Claude (41-54 après Jésus-Christ). D’abord destiné à accueillir un grand nombre de spectateurs venus assister à divers spectacles, l’amphithéâtre devient une carrière au Moyen Âge. Restauré au XXe siècle, on peut aujourd’hui y découvrir l’arène et les fondations de l’édifice, ce qui en fait l’un des amphithéâtres les mieux conservés de ce qui était alors la province de Gaule aquitaine.

  

 

Ancienne commanderie templière (Nouvelle Aquitaine)

Classée au titre des monuments historiques en 1963

 

Fondée au XIIe siècle, la commanderie de Lavaufranche témoigne de l’histoire de l’ordre des Hospitaliers de Jérusalem et de son implantation en France. Cet ancien ensemble religieux et militaire conserve aujourd’hui encore d’importants bâtiments dont une chapelle présentant un ensemble peint de la fin du XIIIe siècle, un pigeonnier et un logis reliant le donjon à la chapelle, construit par le commandeur Jean Grivel au début du XVesiècle. 

 

Visite guidée.

Maison seigneuriale Ysalguier (Occitanie)

 

La maison seigneuriale du XIVe siècle comptait parmi les nombreuses possessions de la riche famille des Ysalguier. La façade à colombage abrite une grande salle à manger, une petite chapelle, la salle du Parlement, la salle des prisonniers et diverses chambres. Le sous-sol se compose de trois caves voûtées.   

  

   

 Visite libre.

Château de Maulnes (Bourgogne-Franche Comté) 

Classé au titre des monuments historiques en 1942

Situé à Cruzy-le-Châtel, dans l'Yonne, ce château de style Renaissance a été construit entre 1566 et 1573. Organisé autour d'un puits central et d'un imposant escalier en spirale, l’architecture pentagonale de ce corps de logis ne connaît pas d’équivalent dans le monde. Très peu occupé, il faisait probablement office de château de chasse, permettant au Comte de Crussol, alors tout juste établi duc d’Uzès, d’affirmer son autorité face à la splendeur d’Ancy-le-Franc. Le raffinement du logis, avec ses plafonds à enrayures, ses décors peints, l’habillage des murs et la complexité des sols et l’évident souci de confort, qui transparaît notamment à la découverte de l’appartement des bains, traduisent bien le cadre de vie de ses commanditaires. Le château de Maulnes a été acquis par le Conseil général de l'Yonne en 1997 dans un état de dégradation proche de la ruine.

Visite guidée, marché artisanal et exposition seront au programme des Journées européennes du patrimoine, les 21 et 22 septembre prochain.