Nîmes, au cœur de la romanité

Publié le 04.07.2018
Face aux Arènes bimillénaires, en plein centre de Nîmes, le Musée de la Romanité a ouvert ses portes le 2 juin dernier.
© Stéphane Ramillon - Ville de Nimes

En 2006, lors de fouilles préventives précédant des travaux, une domus (maison romaine) et deux mosaïques, dites d’Achille et de Penthée, sont mises au jour. En excellent état de conservation, leur découverte est à l’origine du projet de musée de la romanité, destiné à la mise en lumière de ces œuvres d’une grande rareté ainsi qu’à la revalorisation de celles conservées au musée archéologique de Nîmes, datant du XIXe siècle et devenu trop exigu.

Bâtiment conçu par l’architecte Elizabeth de Portzamparc, ce nouveau musée donne à voir quelque 5 000 œuvres patrimoniales d’une valeur archéologique et artistique exceptionnelle. Résolument contemporain, cet espace de 9 200 m2 permet de valoriser la richesse des vestiges de la région, haut-lieu de l’Antiquité romaine.

Exemplaire du passage de l’Antiquité à nos jours, l’entrée principale du musée a été aménagée dans le prolongement de l’ancien rempart augustéen. Elle faitdirectement référence à la naissance de Nîmes, puisqu’un imposant vestige du sanctuaire de la Source accueille les visiteurs. Il s’agit d’un fragment du fronton qui constituait en partie, voici près de 2 000 ans, l’entrée monumentale du sanctuaire (actuels Jardins de la Fontaine). Placé à 15 mètres du sol, il retrouve ici sa fonction de porte d’entrée mais également d’atrium, et reste visible depuis la quasi-totalité de l’exposition muséographique.

Structuré en grandes périodes – préromanité, romanité, post-romanité –, le parcours invite à appréhender la société en quatre phases : la période gauloise d’avant la conquête, le processus de romanisation, le Moyen Âge et enfin le legs romain, c’est-à-dire l’intérêt porté, à travers les siècles, à la civilisation romaine.

 

Avec ce nouveau musée, Nîmes établit un dialogue entre les monuments, la cité ancienne et l‘architecture d’aujourd’hui.